La révolution d'Apple n'est pas celle que vous croyez...





Tim Cook présentait ce mardi les derniers modèles d'iPhone, les 6 et 6 Plus, ainsi qu'une toute nouvelle montre connectée "révolutionnaire"... 
Passons sur ces détails pour s'intéresser à la vraie révolution de cette keynote Apple : la mise en place dans vos logiciels iTunes du dernier album de U2 gratuitement sans même l'avoir demandé !! 
10 ans après l'iPod U2, le groupe irlandais frappe fort avec ce nouvel événement.

En effet, l'annonce est peut-être passée inaperçue pour certain, mais elle est de taille. C'est donc la première fois qu'un album va automatiquement être distribué à près de 500 millions d'exemplaires (le nombre de compte iTunes en activité). Et cet accord entre la marque à la pomme et le groupe de rock préféré des quadras nostalgiques risque de marquer l'histoire du business de la musique. 

Ce n'est pas la première fois qu'un groupe ou un artiste propose son album gratuitement (Jay-Z et Radiohead entre autre l'avaient déjà fait), mais en revanche c'est bien la première fois qu'un album est poussé directement dans la bibliothèque de tous les utilisateurs Apple, que vous soyez fan du groupe ou non. Et cette façon d'imposer un produit rappelle des techniques marketing d'autres secteurs (téléphonie, web...).

L'industrie musicale doit en permanence se renouveler et trouver de nouveaux moyens pour atteindre le plus grand nombre, car bien qu'avec l'arrivé d'internet, la diffusion de la musique s'est très largement démocratisée, il n'en reste pas moins que pour beaucoup d'artistes, vendre correctement sa musique est devenu de plus en plus difficile.

Bono précise bien que le groupe a été rémunéré pour cet accord et rappelle dans une lettre que la musique ne peut être gratuite. Il a raison, mais ce n'est pas forcément avec ce genre de promotion que l'utilisateur va pouvoir s'en rendre compte...

L'association artistes / marques ne fait donc que commencer, pour le meilleur et pour le pire.







François de Roubaix, le pionnier de l'electro à la française





François de Roubaix, génial compositeur et pionnier de l'électro made in France dont la future "french touch" s'inspirera par la suite, a inventé un style bien à lui. Avant même que la notion de "home studio" ne soit apparue, il enregistrait déjà tous les instruments seuls dans son appartement, et créait des musiques de films, de pubs, et de documentaires qui pour certaines, ont été largement samplées et copiées depuis. Ses "fils" et "filles" spirituelles lui rendent hommage dans ce très bon documentaire diffusé sur France 4...

Un film à découvrir ici : http://goo.gl/RkuHfS

Prince au Zenith, ça donne quoi ?



Se rendre à un concert du Kid de Minneapolis, c’est un peu comme jouer au Loto. D’abord parce qu’il faut avoir beaucoup de chance pour trouver des places. Ensuite parce qu’on ne sait jamais si le "Love Symbol" sera dans un bon jour ou non, s’il va enchainer toutes ses faces B et partir sans rappel ou si, au contraire il a décidé de nous offrir un festival de ses tubes pendant plus de 2h et 3 retours sur scène…
Dimanche 1er juin au Zénith de Paris, c’était un bon jour ! 2h de quelques uns de ses plus beaux tubes, accompagné par un groupe féminin et très sexy (mais pas très groovy!), des rappels fournis (plus à 21h30 qu’à 18h !), tous les ingrédients étaient réunis pour que le maître du « Funk’n’roll » enflamme l’arène du Zenith.
La mise en scène n’étant pas le point fort de Prince, nous avons eu droit à un tissu tendu (et rapiécé) en guise de rideau de scène sur lequel était projeté un aquarium géant dans lequel évoluait Némo (si, si je vous assure) en guise de première partie. Au début du concert, l’écran géant débitait des clips que même Patrick Sebastien renierait. Mais l’alchimie fonctionne parfaitement dès les premiers morceaux même si un son bien peu précis a fini par nous fatiguer les oreilles, et malgré le faible niveau de son groupe féminin qui a du mal à le suivre…
Le retour de la légende du funk
Le Kid de Minneapolis a fait salle comble
Mais il faut aussi compter sur les gorilles qui officient en tant que « gardiens de l’image » du Kid, pour mettre un peu d’ambiance… Le premier, sur la scène avec une torche et qui fusille du regard (ou plutôt de son faisceau lumineux) la moindre tentative de vidéo pirate, relayé par des hommes de mains qui officient au sol, force est de constater que la méthode fonctionne plutôt bien. Je n’ai donc pu avoir de vidéo convaincante à vous proposer. Quelques photos et enregistrements pirates comme dans les années 80 !
Avec des versions de « Nothing Comparse 2 U » et "Something in the Water (Does Not Compute) » de toute beauté, le (vieux) kid très très en forme pour son grand âge nous a gratifié d’un show musical de bonne facture, malheureusement un peu plombé par un groupe décidément pas à la hauteur de son talent
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